Comment coudre une bâche à bulle : réparer sa couverture de piscine soi-même plutôt que la jeter

Autour d’une piscine, les équipements vieillissent plus vite qu’on ne l’imagine. Une bâche à bulle qui se déchire, des œillets qui lâchent, des bords qui s’effilochent… et la tentation de commander aussitôt un nouveau modèle. Pourtant, une couverture thermique abîmée n’est pas forcément bonne à jeter. Avec quelques outils simples, une machine à coudre correctement réglée et une méthode claire, il est possible de la réparer, de la renforcer et même de l’adapter mieux qu’à l’origine aux dimensions du bassin. Le résultat : une couverture plus solide, un vrai gain de confort de baignade, et des économies qui se comptent rapidement en centaines d’euros.

Réapprendre à réparer plutôt qu’à remplacer change aussi la relation à la maison. On passe d’une logique de consommation rapide à une approche plus posée : comprendre comment l’objet est fabriqué, où il lâche, comment le consolider pour qu’il tienne plusieurs saisons supplémentaires. C’est vrai pour un toit qui fuit, un béton mal dosé sur une terrasse, une menuiserie fatiguée… et c’est tout aussi vrai pour une bâche de piscine. Recoudre une bâche à bulle permet de conserver l’efficacité thermique du bassin, de limiter l’évaporation et de protéger l’eau des salissures, sans relancer à chaque fois la production et le transport d’un nouvel équipement. L’objectif de ce guide : donner les repères concrets pour réparer proprement, comprendre les bons réglages de couture et anticiper les points faibles, afin que la prochaine saison se prépare avec une bâche fiable, solide et cohérente avec votre façon de vivre la piscine.

En bref :

  • Réparer une bâche à bulle permet souvent d’économiser entre 100 et 300 € par rapport à l’achat d’une neuve, tout en réduisant les déchets.
  • Une machine à coudre robuste, des aiguilles pour cuir ou vinyle et un fil polyester résistant aux UV sont les trois piliers d’une réparation durable.
  • La préparation (nettoyage, repérage des déchirures, prises de mesures précises avec au moins 20 cm de marge) conditionne directement la qualité du résultat.
  • Les bons points de couture (point droit long pour l’assemblage, zigzag pour les bords, renforts aux angles) garantissent étanchéité et résistance mécanique.
  • L’entretien régulier de la bâche cousue (rinçage, stockage à l’abri des UV, contrôles visuels des coutures) prolonge sa durée de vie de plusieurs saisons.

Comment coudre une bâche à bulle : comprendre les enjeux économiques, pratiques et écologiques

Une bâche à bulle n’est pas qu’un simple morceau de plastique posé sur l’eau. C’est un véritable élément de confort thermique, d’entretien et de sécurité d’usage autour du bassin. Quand les premiers trous apparaissent, beaucoup de propriétaires de piscine adoptent le même réflexe : estimer rapidement l’état général, se dire qu’elle “a fait son temps” et ouvrir un comparateur en ligne. Pourtant, dans la majorité des cas, les déchirures concernent toujours les mêmes zones : bords sollicités au roulage, coins tirés trop fort, zones de frottement contre un mur ou un enrouleur. Ces points fragiles peuvent être recousus, doublés, voire mieux conçus que sur le modèle d’origine.

En moyenne, une bâche à bulles de taille standard coûte entre 100 et 300 €, parfois plus pour les grands bassins ou les épaisseurs supérieures à 400 microns. Réparer au lieu de remplacer revient souvent dix fois moins cher : quelques aiguilles, du fil adapté, un peu de bâche en chute pour les renforts, et éventuellement un produit d’étanchéité pour coutures. Cet écart de coût est comparable à d’autres situations dans la maison : un dosage béton maîtrisé évite par exemple de refaire une dalle fissurée, comme le montre très bien ce guide concret sur le dosage de béton à 350 kg. Dans les deux cas, comprendre la technique permet d’éviter une dépense lourde et des travaux de reprise.

Au‑delà du budget, la question écologique pèse de plus en plus dans les décisions. Une bâche à bulles, c’est du plastique, des traitements anti‑UV, un produit qui a traversé des kilomètres avant d’arriver au bord de la piscine. La jeter dès les premiers signes d’usure, alors qu’elle peut encore remplir son rôle après quelques coutures et renforts, revient à accélérer un cycle de consommation dont on connaît les limites. À l’inverse, prolonger sa vie de trois à cinq ans grâce à des réparations ciblées réduit d’autant la fréquence de remplacement, donc l’empreinte globale du bassin sur l’environnement.

Il y a aussi un enjeu de confort. Une couverture bien ajustée et étanche diminue les pertes de chaleur et limite l’évaporation, parfois jusqu’à 90 % sur un bassin bien protégé. Résultat : l’eau reste plus chaude plus longtemps, le chauffage est moins sollicité, on consomme moins d’énergie et de produits de traitement. Dans plusieurs familles suivies sur des projets de rénovation extérieure, la combinaison “bâche réparée + entretien plus rigoureux de l’eau” a fait baisser nettement la facture d’électricité liée à la pompe à chaleur et au système de filtration, sans changer le plaisir de baignade.

Pour visualiser concrètement l’intérêt de la réparation, imaginez la piscine de Claire et Samir, 4 x 8 m, dans un jardin déjà très sollicité par les travaux (terrasse, abri, plantations). Leur bâche à bulles achetée il y a deux ans présentait des déchirures sur deux coins et un bord entièrement abîmé par un enroulement maladroit. En une après‑midi, avec une machine à coudre familiale, deux aiguilles pour cuir et des chutes de bâche récupérées chez un pisciniste, ils ont doublé les angles, recousu la longueur endommagée et réalisé un grand ourlet périphérique. Coût total, matériel compris : une vingtaine d’euros. Leur couverture est repartie pour plusieurs saisons, sans nouvelle commande, sans délai de livraison et sans déchet volumineux à évacuer.

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Cette logique de “réparation intelligente” s’applique à bien d’autres éléments du logement : un toit qui laisse passer l’eau se traite d’abord par un diagnostic précis et des réparations ciblées, comme l’explique très bien ce retour d’expérience sur l’identification et la réparation d’une fuite de toit. Pour une bâche à bulle, la démarche est la même : observer, comprendre les points de faiblesse, intervenir proprement au bon endroit. C’est ce changement de posture qui transforme un équipement standard en solution durable, pensée pour votre usage réel.

Retenir cela dès le départ permet d’aborder la couture non pas comme une corvée, mais comme un geste cohérent pour garder un habitat extérieur confortable, maîtrisé et aligné avec vos priorités.

apprenez à coudre une bâche à bulle pour réparer facilement votre couverture de piscine vous-même et éviter de la jeter. guide pratique et astuces pour prolonger sa durée de vie.

Comment coudre une bâche à bulle : choisir le bon matériel et préparer la réparation

Avant de poser la moindre couture sur une bâche à bulle, le premier enjeu consiste à réunir les bons outils et à préparer proprement le support. Le matériau est épais, glissant, traité pour résister aux UV et au chlore. Il se travaille donc différemment d’un tissu classique. Une machine standard sous‑dimensionnée, un fil basique ou une aiguille émoussée suffisent à créer des déchirures supplémentaires ou des coutures qui lâcheront au premier enroulement.

Pour un résultat solide, il est recommandé d’utiliser une machine à coudre robuste, type “heavy duty” ou modèle domestique récent avec une bonne capacité de perforation. L’élément clé reste surtout l’aiguille : une référence pour cuir, toile épaisse ou vinyle, en taille 100/16 ou 110/18, avec une pointe conçue pour traverser les plastiques sans les déchirer. Le fil, lui, doit être en polyester ou en nylon résistant aux UV et au chlore. Un fil coton se gorge d’eau, se fragilise et finit par casser bien plus vite sous l’effet des produits de traitement.

Pour clarifier le choix du matériel, le tableau suivant permet de comparer les principaux éléments nécessaires :

Élément Recommandation Rôle pour la réparation de bâche à bulle
Machine à coudre Modèle robuste (type heavy duty) ou machine familiale moderne bien entretenue Assure une perforation régulière et évite les blocages dans l’épaisseur de la bâche
Aiguille Aiguille cuir/vinyle 100/16 ou 110/18 Traverse le plastique sans le déchirer grâce à une pointe adaptée
Fil Polyester ou nylon résistant aux UV et au chlore Supporte l’exposition au soleil et aux produits piscine sans se fragiliser
Outils de découpe Ciseaux robustes ou cutter rotatif Permettent des bords nets, prêts à être cousus sans risques d’arrachement
Fixation provisoire Épingles fortes, pinces ou ruban double‑face Maintiennent les pièces alignées pendant la couture

La préparation de la bâche commence toujours par un nettoyage simple mais rigoureux. Un rinçage à l’eau claire, éventuellement accompagné d’un peu de savon neutre, permet de retirer dépôts calcaires, résidus de traitement et poussières. La bâche doit ensuite sécher complètement à plat. Cette étape évite que des saletés ne viennent gêner le pied de biche ou abîmer la machine à coudre, et garantit une meilleure adhérence des éventuels produits d’étanchéité appliqués ensuite.

Une fois propre, la bâche doit être inspectée dans le détail. L’idéal consiste à la déployer sur une terrasse ou dans un garage et à repérer méthodiquement :

  • Les trous ponctuels causés par une branche, un frottement ou un choc ponctuel.
  • Les déchirures linéaires le long d’un bord ou autour d’un angle souvent tiré.
  • Les zones blanchies ou rigidifiées, signe d’un plastique fragilisé par les UV.
  • Les coutures d’origine affaiblies qui devront être doublées ou reprises.

Un marqueur effaçable, des morceaux de ruban adhésif ou de simples pastilles permettent de marquer rapidement ces points faibles pour ne pas les oublier au moment de la couture. C’est aussi le bon moment pour réfléchir aux renforts à ajouter : coins en double épaisseur, bandes de PVC le long des bords les plus sollicités, patches autour des œillets existants.

Enfin, la prise de mesures ne doit pas être improvisée. La couverture doit non seulement épouser le plan d’eau, mais laisser une petite marge pour les ourlets et les reprises éventuelles. Une règle simple fonctionne bien dans la plupart des cas : à la dimension réelle du bassin, ajouter environ 20 cm de marge de chaque côté pour pouvoir recouper proprement et créer un bord renforcé. Pour un bassin de 4 x 8 m, cela revient à travailler sur une bâche aux dimensions minimales de 4,40 x 8,40 m. Certains préfèrent même ajouter davantage sur les longueurs afin d’intégrer d’emblée un ourlet plus large.

Cette phase de préparation, parfois jugée fastidieuse, est en réalité celle qui sépare une réparation durable d’un rapiéçage provisoire. Une fois ce travail soigné accompli, la partie couture devient beaucoup plus fluide.

Comment coudre une bâche à bulle : réglages de la machine, types de points et assemblage

Avec une bâche propre, repérée et préparée, vient le moment de passer à la couture proprement dite. Ici, chaque réglage compte : longueur du point, tension du fil, choix du motif de point. Le but n’est pas de réaliser une couture décorative, mais une ligne de piqûres qui tienne mécaniquement sans transformer la bâche en passoire. Trop de points rapprochés créent une ligne de perforations fragiles ; des points trop courts “scieront” littéralement le plastique à l’usage.

Pour l’assemblage des lés ou la reprise d’une longue déchirure, la base reste un point droit assez long. Une longueur de 4 à 5 mm permet au fil de bien tenir sans surperforer le matériau. La tension du fil doit être légèrement diminuée par rapport à un tissu classique, afin d’éviter que le plastique ne se fronce. L’idéal est de réaliser quelques essais sur une chute de bâche : on vérifie ainsi que les points restent réguliers, sans boucles ni fronces, et que la couture se plie correctement sans craquer.

Selon la zone de la bâche à bulles, différents points se montrent plus adaptés :

  • Assemblage de deux lés : point droit long (4–5 mm), éventuellement doublé par une deuxième ligne à 1 cm de la première pour renforcer la zone.
  • Ourlet périphérique : point zigzag moyen (largeur 3–4 mm), qui accompagne mieux les tensions lors de l’enroulement et du déroulement.
  • Renfort localisé (angle, zone d’œillets) : point triple ou point renforcé, plus serré, sur une petite surface pour bien plaquer le renfort.
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Lorsqu’il faut assembler deux morceaux de bâche, une bonne pratique consiste à les faire se chevaucher sur 3 à 5 cm. Les bulles sont mises face à face ou dans le même sens selon la logique de la couverture, puis maintenues par des pinces plates ou un ruban adhésif double‑face. La couture se fait à plat, sans tirer sur le matériau, avec deux lignes parallèles espacées d’environ 1 cm. Ce double assemblage répartit les efforts et limite les risques de déchirure au niveau de la jonction.

Une autre précaution importante concerne le démarrage et la fin de couture. Sur une bâche à bulle, un simple aller‑retour de quelques millimètres ne suffit pas toujours. Il est préférable de prévoir des points d’arrêt un peu plus généreux, sur 1 ou 2 cm, pour sécuriser l’ensemble. Certains modèles de machines proposent un point de renfort automatique qui densifie la zone d’arrêt sans la surperforer.

Dans les projets où la bâche est très épaisse (600 microns et plus) ou particulièrement rigide, une astuce simple consiste à glisser une fine feuille de papier de soie entre la bâche et les griffes d’entraînement de la machine. Le plastique glisse mieux, se plisse moins, et le papier se retire ensuite très facilement en le déchirant le long de la couture. Cette technique, bien connue pour le cuir ou les tissus enduits, fonctionne tout aussi bien sur les couvertures de piscine.

La question se pose parfois de la couture à la main, lorsque la machine disponible ne semble pas assez puissante. Une couture manuelle est possible, mais elle demande patience et rigueur. Un point de surjet régulier ou un point de sellier, avec une aiguille courbe et un fil polyester épais, peut dépanner sur une petite zone. Les points doivent être espacés d’environ 5 à 7 mm, ni plus ni moins, et idéalement doublés par une seconde ligne parallèle. Cette solution reste plus chronophage, mais permet de traiter une déchirure isolée en attendant de disposer d’une machine mieux adaptée.

Une fois les principales coutures réalisées, un contrôle visuel et manuel est indispensable. Il s’agit de plier doucement la bâche le long des lignes cousues, de vérifier que le plastique ne blanchit pas, que les points ne tirent pas exagérément et qu’aucune boucle de fil n’apparaît. Si une tension de fil semble trop forte, mieux vaut ajuster les réglages et refaire un tronçon de couture tout de suite plutôt que d’attendre la saison suivante pour constater une rupture.

Ce travail de réglage et de test peut paraître technique, mais il garantit un résultat qui tient dans le temps. Une fois compris, il s’applique ensuite facilement à d’autres matériaux épais de la maison : housses de mobilier de jardin, voiles d’ombrage, petits abris souples.

Comment coudre une bâche à bulle : renforts, angles et finitions pour une réparation durable

C’est souvent sur les détails que se joue la durée de vie d’une bâche à bulle réparée. Les coins qui se déchirent, les bords qui s’écaillent, les œillets qui arrachent le plastique : ces zones concentrent des efforts mécaniques importants à chaque manipulation. Pour une réparation vraiment durable, il est indispensable de traiter ces points sensibles comme de véritables noeuds structurels, en les renforçant systématiquement.

Le premier geste efficace consiste à renforcer tous les angles. Plutôt que de se contenter de recoudre une déchirure dans un coin, mieux vaut créer un patch triangulaire ou carré, découpé dans une chute de bâche ou de PVC de même épaisseur, et le coudre en double épaisseur sur chaque angle. Les bords du patch peuvent être arrondis pour éviter les amorces de rupture. Une couture en spirale ou en rectangle double autour du patch répartit les tensions, là où un simple point localisé créerait un point dur.

Les bords, eux, gagnent beaucoup à être protégés par un ourlet. Rabattre 2 à 5 cm de bâche vers l’intérieur, sur tout le pourtour, crée une zone en double épaisseur qui résiste mieux aux frottements contre l’enrouleur, les margelles ou les parois. Un point zigzag régulier, réalisé sans tirer sur la matière, fixe cette bande. Visuellement, la finition est plus propre, et mécaniquement, les risques d’éclatement des bulles en bordure diminuent nettement. ce dossier complet

Dans les piscines équipées d’un enrouleur manuel ou motorisé, la zone qui s’enroule en premier subit des contraintes répétées. Certains propriétaires choisissent d’ajouter une bande de renfort en PVC ou en bâche pleine sur toute la largeur, à l’endroit précis où l’enrouleur commence à rouler. Cette bande, cousue en double ligne, encaisse la majorité des efforts et protège les bulles situées juste derrière.

Les œillets, souvent posés d’origine pour faciliter la manipulation de la bâche, méritent aussi une attention particulière. Lorsqu’un œillet se détache, il laisse autour de lui une zone très fragilisée. La reprise consiste à coller ou coudre un patch de renfort autour de l’ancien emplacement, puis à poser un nouvel œillet légèrement décalé, dans une zone de plastique encore saine. Pour éviter la répétition du problème, chaque œillet peut être doublé par une couture circulaire ou carrée qui solidarise davantage le plastique autour.

Une liste simple permet de visualiser les renforts qui changent vraiment la durée de vie d’une bâche à bulles :

  • Double épaisseur sur tous les angles avec patches triangulaires ou carrés.
  • Ourlet continu sur le pourtour pour limiter l’effilochage et les déchirures de bord.
  • Bande de renfort sur la zone d’enroulement principale.
  • Patches autour des œillets existants ou à créer.
  • Éventuels trous d’évacuation renforcés pour éviter les poches d’eau de pluie.

Pour achever le travail, certains choisissent d’appliquer un produit d’étanchéité spécial coutures, utilisé à l’origine pour les tentes ou les vêtements techniques. Ce type de produit transparent se brosse ou se dépose sur les lignes de couture principales. En séchant, il forme un film souple qui limite la pénétration d’eau par les perforations d’aiguille. Sur une bâche à bulle, cela contribue aussi à préserver un meilleur pouvoir thermique en évitant les points faibles.

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Il est également pertinent de réfléchir aux accessoires de manipulation. Sur les grandes surfaces d’eau, rajouter quelques œillets judicieusement placés, couplés à des sandows ou à des poignées textiles, facilite l’enroulement à deux personnes et limite les gestes brusques qui finissent par déchirer la couverture. Certains propriétaires créent par exemple une rangée d’œillets centraux pour fixer un câble ou une sangle qui aide à répartir l’effort lors du retrait de la bâche.

Ces finitions ne sont pas purement esthétiques. Elles changent vraiment la façon dont la bâche se comporte au quotidien : moins de prises au vent, moins de frottements agressifs, une manipulation plus fluide. Installées une fois, elles évitent d’avoir à reprendre régulièrement les mêmes zones fragiles.

En prenant le temps d’ajouter ces renforts, on ne se contente pas de “réparer un trou” : on améliore la conception globale de la couverture par rapport au modèle initial, en l’adaptant à la taille réelle du bassin, aux habitudes de baignade et à la configuration du jardin.

Comment coudre une bâche à bulle : entretien, contrôle et bonnes pratiques sur le long terme

Une bâche à bulle cousue, renforcée et ajustée n’est pas un objet que l’on oublie au fond du jardin. Pour durer plusieurs saisons, elle demande un entretien simple mais régulier, à la manière d’un toit que l’on inspecte à chaque changement de saison ou d’une terrasse dont on surveille l’état du béton et des joints. C’est ce suivi discret qui fait la différence entre un équipement rapidement sacrifié et une solution durable réellement rentable.

Le premier réflexe à adopter concerne le rinçage. Après un traitement choc, une chloration un peu forte ou un orage chargé de poussières, un simple passage au jet d’eau sur la bâche déployée élimine une bonne partie des résidus. Une fois par mois environ en pleine saison, un nettoyage avec une éponge douce et un savon neutre suffit à limiter les incrustations calcaires et les taches. Les nettoyeurs haute pression sont à éviter : la puissance du jet peut attaquer les coutures et fragiliser les bulles.

Le stockage compte tout autant. Lorsqu’elle n’est pas utilisée (hiver, longues périodes froides), une bâche à bulle se range idéalement enroulée, plutôt que pliée. L’enroulement limite la formation de plis marqués qui finissent par casser le plastique à force de cycles chaud/froid. Un simple tube PVC peut servir de support. L’ensemble doit être stocké au sec, à l’abri des UV directs, dans un local technique, un garage ou sous une bâche opaque. Cette précaution évite que le soleil ne continue à dégrader inutilement le plastique hors saison.

À chaque début de saison de baignade, un contrôle visuel et tactile est conseillé. On déroule complètement la bâche, on repère :

  • Les coutures qui ont blanchi ou présentent des fils apparents.
  • Les nouvelles micro‑déchirures apparues sur les bords ou les angles.
  • Les zones de bulles écrasées ou affaiblies, notamment là où l’eau stagne.

Traiter ces petits défauts immédiatement par quelques points de couture supplémentaires ou un patch local évite qu’ils ne se transforment en grandes déchirures en plein été. La logique est la même que pour un toit : une infiltration gérée dès son apparition coûte largement moins cher qu’une charpente à reprendre.

Un autre point souvent négligé concerne l’état de la machine à coudre. Les griffes d’entraînement se chargent vite de petits résidus de plastique, de poussières ou de fil. Un nettoyage régulier, accompagné d’un léger huilage selon les recommandations du fabricant, prolonge la vie de la machine et garantit des coutures régulières. L’aiguille, elle, doit être remplacée dès les premiers signes de résistance anormale ou de bruit inhabituel lors du passage dans la bâche.

Sur la durée, certaines familles complètent cet entretien de la bâche par une réflexion plus globale sur la gestion de l’eau et de l’énergie autour de la piscine. Une couverture bien entretenue limite les pertes thermiques, réduit l’évaporation et permet de modérer la puissance de chauffage. Associée à un suivi précis du pH et des désinfectants (chlore, brome ou solutions alternatives), elle contribue à un équilibre plus stable du bassin, donc à moins de traitements correctifs lourds.

Enfin, il est utile de se fixer quelques règles d’usage simples pour la manipulation quotidienne : éviter de marcher sur la bâche, ne pas la tirer brutalement depuis un seul coin, privilégier un enroulement parallèle au bord plutôt qu’une traction en diagonale. Sur les grandes piscines, prévoir systématiquement deux personnes pour le retrait et la remise en place diminue nettement les efforts ponctuels sur les coutures et les angles.

En installant ces habitudes, la couture de la bâche n’est plus une intervention exceptionnelle mais un maillon d’un entretien cohérent de l’espace piscine. Le bassin reste agréable, la consommation d’énergie est mieux maîtrisée et les remplacements d’équipements deviennent plus rares et mieux planifiés.

Quel type de fil utiliser pour coudre une bâche à bulle de piscine ?

Pour une bâche à bulle, il est recommandé d’utiliser un fil en polyester ou en nylon spécialement conçu pour résister aux UV, au chlore et à l’humidité. Un fil coton, même épais, absorbe l’eau, se fragilise rapidement et finit par casser. Un bon fil synthétique, associé à une aiguille pour cuir ou vinyle, garantit des coutures plus durables et plus stables dans le temps.

Une machine à coudre domestique suffit-elle pour réparer une bâche à bulles ?

Une machine domestique récente et bien entretenue peut suffire, à condition de l’équiper d’une aiguille adaptée (cuir ou vinyle en 100/16 ou 110/18) et de régler un point assez long. L’essentiel est de tester sur des chutes : si la machine peine, bloque ou déforme fortement la bâche, mieux vaut limiter la surface cousue ou envisager une machine plus robuste pour les grandes réparations.

Comment éviter que les nouvelles coutures ne laissent passer l’eau ?

Les perforations d’aiguille créent forcément de petits passages, mais leur impact reste limité si la longueur de point est suffisante (4 à 5 mm) et si la tension du fil est bien réglée. Pour une protection supplémentaire, il est possible d’appliquer un produit d’étanchéité pour coutures utilisé en camping, qui forme un film souple sur le fil et les trous. Ce traitement est particulièrement utile sur les zones d’assemblage entre plusieurs lés.

Quel est l’intérêt de renforcer les angles et les bords d’une bâche à bulle ?

Les angles et les bords sont les zones qui subissent le plus de contraintes lors des manipulations : enroulement, traction, frottements contre les margelles. Les renforcer avec des patches de bâche en double épaisseur et un ourlet périphérique limite nettement le risque de nouvelles déchirures. Cela permet d’augmenter de plusieurs saisons la durée de vie d’une couverture qui, sans ces renforts, se déchirerait à nouveau au même endroit.

Vaut-il toujours le coup de réparer une bâche à bulles ancienne ?

Tout dépend de son état général. Si le plastique est devenu cassant sur une grande partie de la surface, blanchit facilement au pliage ou présente des dizaines de trous dispersés, la réparation ne sera qu’un dépannage de courte durée. En revanche, si les dégâts sont concentrés sur quelques coins, bords ou jonctions, une réparation bien faite permet de prolonger la vie de la bâche de trois à cinq ans, pour un coût très inférieur à un remplacement complet.

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